De l’alluvion numérique : retour au monde ou entrée en surveillance ?
Depuis quelques jours, deux signaux forts : l’Assemblée vote l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (nuit du 26-27 janv., rentrée 2026), et Anne Le Hénanff, ministre déléguée au Numérique, évoque les VPN sur franceinfo (30 janv.). La discrétion numérique redevenue suspecte. J’avais fait un post linkedin sur ce sujet que je partage ici :
[ Loin des vicissitudes et des actes, j’ek-siste en retrait ontologique. Et donc on en est sorti par une annonce : l’alluvion du monde me reprend, le là m’est rendu chargé du commun. L’interdiction des #vpn …
Cette alluvion du monde, dont je parlais, a pris corps ces derniers jours : vote interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (nuit du 26 au 27 janvier à l’Assemblée, application prévue à la rentrée 2026) et, le 30 janvier, déclaration sur franceinfo de la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, indiquant se pencher sur les VPN. Ainsi, les espaces de retrait numérique se referment au nom de la protection.
Que reste-t-il d’un retrait authentique, lorsque la protection devient le visage légitime du contrôle, et que la discrétion elle-même passe pour une menace ?
Que peut encore le Dasein, si tout lieu de retrait est nié au nom du bien commun ?
#LibertésNumériques #Dasein #RégulationNumérique #Heidegger ]
Ce « retrait ontologique » (chez Heidegger : distance de l’être face au tumulte) se brise quand le monde « commun » (politique, normes) nous rattrape violemment. L’interdiction des VPN ? Symbole ultime : même les outils d’anonymat deviennent menace. La « protection » (mineurs, société) légitime le contrôle. Mais que reste-t-il du Dasein — notre être-là libre — quand tout espace d’écart est nié ?
